Une interview exclusive de Samuel, le héros de Piégés

Publié le par Anne Fakhouri

 

Bonjour, Samuel. Je peux t'appeler Sam?

Non, pas trop. Ma mère m'a appelé Samuel parce qu'elle a des origines juives, même si tout le monde est athée chez moi. Ca a un sens, vous voyez? Et puis "Sam", ça fait ado américain.

Tu veux dire que personne ne t'appelle Sam?

Si. Ma mère.

Mmmh, d'accord. Personne d'autre?

Darius est bien trop classe pour donner des diminutifs aux gens. 

Qui est Darius?

Mon meilleur ami. Un authentique Lord anglais. Enfin, un héritier du titre. Darius Doorman (ça veut dire "l'homme porte"). Il a des pouvoirs, comme moi.

Des pouvoirs?

Des pouvoirs psychiques. Il voit les morts. Je les entends. Quand on est ensemble, on les voit ET les entend. 

Est-ce ton meilleur ami depuis l'enfance?

Non, nous nous sommes rencontrés dans mon nouveau lycée, l'année dernière. C'est la première fois que je fréquentais un authentique lord anglais... Ca me changeait un peu de mes amis du XVIIIeme arrondissement.

Avez-vous découvert vos pouvoirs à ce moment-là?

Non, pas du tout. Je les avais depuis tout petit, même si je ne comprenais pas ce qui arrivait. Mon ami Henri - un marabout, authentique, lui aussi - le pressentait mais personne n'avait vraiment envie de me le dire. Surtout que mon beau-père, Tugdual, veillait sur moi. Enfin, jusqu'à sa mort.

Comment est-il mort?

C'est une autre histoire... (ndlr: Hantés, même auteur, Rageot).

Peux-tu nous en dire plus sur toi?

Je m'appelle Samuel et j'ai dix-sept ans. Je suis déscolarisé depuis un an, à cause de... vous voyez... tout ce truc avec les fantômes... Je suis bon en sciences en général et assez sportif. Je crois que je suis plutôt indécis, sauf pour l'action. J'ai de bons réflexes ! Sinon, pour tout le reste, les relations humaines, tout ça, j'ai un peu de mal à me placer. Finalement, je trouve que les fantômes sont plus simples que... les filles, par exemple. 

Et à part Darius, tu as des amis?

J'ai Joanna, la petite amie de Darius. Une fille assez excentrique et plutôt libre. Son père la laisse vivre sa vie. C'est rare, non, à dix-sept ans? Darius et elle s'aiment vraiment, malgré leurs différences. 

Tu dis ça comme si c'était un souci.

Non, non... Je m'y suis habitué. Je... enfin... Joanna et moi, c'est particulier. Ca l'a été. On peut changer de sujet?

Oui. Donc, les fantômes? 

Ils existent.

Mais encore?

Ils existent et ne veulent pas partir. Darius et moi, nous les aidons à quitter ce monde, définitivement. Enfin, je crois. Difficile de dire ce qu'il y a derrière les portes entre la vie et la mort.

Les portes?

Darius en crée. Je ne sais pas si c'est une seule porte ou plusieurs. S'il y a différents accés. Darius a une théorie là-dessus. Il pense que l'au-delà n'est pas un "endroit", dans le sens où chaque mort a son propre "paradis" (ou enfer, qui sait?). 

Et toi, que fais-tu là dedans?

Je les guide. Je suis un "passeur". 

Pourrais-tu m'en dire plus sur cette histoire de pension sécuritaire?

Oh... La pension de Joanna? Un château assez impressionnant, à la frontière suisse. Joanna y a été enfermée par son oncle. Evidemment, Darius et moi sommes partis la chercher parce que la vie sans Joanna n'a pas de sens en soi.

Pour Darius ou pour toi?

Je ne réponds pas à ce genre de questions. Vous êtes qui, exactement? Un journaliste de "Dead People Magazine"?

Passons. Qu'est-ce qu'une pension sécuritaire?

Une pension ultra surveillée et protégée (un château avec une falaise en contre-bas, va essayer d'en sortir ! ) , avec des caméras et des gardes. Pas pratique en soi.

Pas pratique pour faire évader quelqu'un?

Entre autres. Pas pratique quand on parle à des esprits que les autres ne voient pas. On passe pour des dingues la plupart du temps mais là, c'est enregistré.

Comme si vous parliez tout seul, en fait?

Très exactement. Même si Darius et moi, nous n'avons plus vraiment besoin de parler. Nous nous comprenons. Nos esprits sont liés. Quand nous voyons un fantôme, nous savons quoi faire, comment l'amener de l'autre côté et parfois le convaincre. Enfin, la plupart du temps. Au feeling, quoi ! 

Les fantômes sont-ils dangereux?

Les vieux fantômes, oui. Ceux qui ont compris qu'ils en étaient. Ils apprennent petit à petit à développer des.. capacités. Ils peuvent interagir. Toucher. Donc frapper. Donc tuer. Ils peuvent aussi observer, apprendre qui on est et du coup, nous déstabiliser. Les autres ne savent pas qu'ils sont morts. Ceux-là sont plus faciles à manipuler.

Intéressant. Ca a été une grande aventure?

En effet. Ca a même donné un livre. Piégés. Ca, pour être piégés, on l'a été... L'endroit était blindé de fantômes, en plus. D'un côté, les gardes et les caméras. De l'autre, les fantômes. De très vieux fantômes. Une vraie partie de plaisir. 

Et sinon, peux-tu m'en dire plus sur Joanna?

Vous êtes lourd.

C'est le mot de la fin?

Oui. 

 

 

Le résume de l'éditeur (Rageot)

Adolescents, Darius et Samuel ont le don de "sentir" les fantômes errant dans notre monde. Résolus à secourir leur amie Joanna qui les a appelés à l'aide, ils se rendent en Suisse où elle étudie dans une pension isolée, réputée être un établissement sélect et discret.

Là, ses portes se referment sur eux.

Piégés...

 

Une interview exclusive de Samuel, le héros de Piégés

Publié dans Niouzes

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Rachel 21/03/2015 00:33

Bonjour Mme Fakhouri , je passai(s?) sur le blog pour vous dire à quel point j'avais aimé votre livre Hantés , que j'ai dévoré en une soirée . C'est d'ailleurs la présentation de lecture de l'une de mes camarades qui m'a donnée envie de le lire et m'a parlé de l'existence de ce blog . Voilà , je crois que je vais aller chercher le deuxième à la médiathèque demain .

Anne Fakhouri 21/03/2015 11:25

Bonjour Rachel ! Tu dois être une amie de Lisa ! Contente de voir que son exposé a suscité des envies de lecture !
Merci beaucoup pour ton compliment. Un livre qu'on dévore ! Génial ! J'espère que Piégés te plaira tout autant. Amitiés.